Pourquoi se détoxiner ?

Quels sont les effets bénéfiques du jeûne ?

Le jeûne a de multiples effets positifs notamment sur les inflammations chroniques et le nettoyage du sang qui est comme « écrémé » :

  • Diminution de la masse graisseuse, la perte est continue et visible.
  • Perte de poids (de 200 à 500 g par jour). Les hommes davantage.
  • Mise au repos des organes digestifs.
  • Rétablissement de l’équilibre de la flore intestinale (renforcement du système immunitaire).
  • Arrêt de l’auto-intoxication en provenance de l’intestin.
  • Diminution des inflammations et des allergies par arrêt de l’ingestion d’antigènes alimentaires (source d’allergies) et de substances pro-inflammatoires.
  • Normalisation du taux de sucre, d’insuline et de lipides.
  • Élimination des toxines des tissus (amélioration de la microcirculation, de la fluidité du sang).
  • Drainage et élimination de l’excès de sel.
  • Soulagement des douleurs articulaires et musculaires dues à la désacidification du terrain.
  • Diminution de l’envie de fumer.

De quoi se nourrit notre corps pendant le jeûne ?

Pendant le jeûne, l’organisme se nourrit de ses propres cellules. C’est le principe de l’autolyse. Principal intérêt ? Cette lyse cellulaire c’est-à-dire la destruction de cellules, s’effectue sur les tissus superflus, vieillissants ou malades. Ainsi les excès de réserve de graisse sont utilisés bien avant les muscles. Mais si le jeûne se prolonge sur plusieurs semaines, les réserves musculaires sont utilisées en partie.

Les organes nobles comme le cerveau, les tissus nerveux, les glandes, le cœur ne sont pas affectés par cette lyse. Le jeûne est un processus d’autonettoyage sélectif de l’organisme.

N’est-ce pas contre nature de jeûner ?

Nos préjugés ont la vie longue : pour beaucoup s’abstenir de manger relève de l’hérésie, risque d’affaiblir et rendre malade ; Et à l’inverse manger signifie reprendre des forces.

Pourtant de nombreux mammifères et oiseaux, dès qu’ils sont repus, malades, en hibernation ou lancés dans de grandes migrations, se passent de toute nourriture afin que leur organisme économise l’énergie dépensée à digérer et se débarrasse des réserves graisseuses qui les encombrent. Les travaux menés par le Dr Yvon Le Maho* et son équipe sur les manchots empereurs depuis 50 ans sont édifiants ! Pendant plusieurs mois, ce seigneur de l’Antarctique jeûne et dans le même temps, accomplit une transhumance de plus de 180 km, s’accouple, pond, mue… Comment ? En puisant son carburant dans le glycogène hépatique, puis dans les réserves graisseuses et seulement en dernier recours les muscles. De très nombreuses études confirment les bienfaits du jeûne. Des livres entiers y sont consacrés. Parmi elles, celle publiée en 2018 dans Nature Reviews Neuroscience démontre qu’une restriction alimentaire raisonnée imposée à des souris et des singes, diminue les dommages subis par leur ADN. Le jeûne augmente leur longévité.

* Lignot J-H, Le Maho Y (2012) A history of modern research into fasting, starvation, And inanition in comparative physiology of fasting, starvation and food limitation, Mac Cue Marshall D.

La monodiète en jeûne c’est quoi ?

La monodiète est une restriction calorique proposée en cas de crise curative importante ainsi qu’à ceux que le jeûne inquiète. La monodiète agit comme le jeûne mais plus en douceur et génère peu ou pas de réactions curatives.

Le choix de l’aliment (toujours bio) diffère selon les saisons et les goûts de chacun : riz semi-complet, quinoa, fruits, légumes…

  • Au printemps et en été : carottes, pommes ou jus de légumes frais et fruits (betterave, carotte, fenouil, chou, pomme concombre)
  • À l’automne : raisins, pommes, poires, kiwi
  • En hiver : bananes, soupes de légumes, graines germées, riz semi-complet

Quelles sont les contre-indications au jeûne ?

Les contre-indications au jeûne doivent être connues avant de prendre votre décision. Jeûne et monodiète s’adressent à des personnes en bonne santé. Le jeûne est strictement contre-indiqué dans les pathologies suivantes* :

  • Anorexie et maigreur trop importante IMC < 18
  • Hyperthyroïdie
  • Insuffisance rénale avancée
  • Insuffisance hépatique avancée
  • Grossesse ou allaitement
  • Greffes d’organe
  • Affections coronariennes avancées
  • Ulcère de l’estomac ou du duodénum
  • Diabète de type I
  • Décollement de la rétine
  • Maladies tumorales
  • Sclérose en plaques
  • Dépression, psychose

* Extrait de l’ouvrage de « L’art de jeûner » du Dr Françoise Wilhelmi de Toledo.